Comme vous le savez sans doute déjà, La Grande Marche édition 2021 est en cours de préparation. Il s’agira d’une marche de La Hague à Paris avec des conférences tous les soirs sur le nucléaire et la transition énergétique. 
Une des grandes différences avec l’édition 2018 sera notre passage en Seine Maritime. Afin que celui-ci soit réussi, nous partons tester cette année les nouvelles étapes de l’itinéraire. Ainsi, vous pouvez noter la date suivante:
Mercredi 12 août 2020 à 17hRéunion en présentiel à Rouen pour discuter des comités d’accueil et des étapes en Seine Maritime et dans l’Eure pour l’Edition 2021. Le lieu de la réunion est à confirmer. Si vous ne pouvez y être mais que cela vous intéresse, vous pouvez nous envoyer un mail pour que nous en discutions.
Vous pouvez également si vous le souhaitez nous accompagner cette année pour tester les nouveaux parcours. Il s’agit là de marcher en rando avec sac sur le dos sans accompagnement (contrairement à l’année prochaine où le bus bio nous accompagnera).
Il n’y aura pas de difficultés à se ravitailler dans les grandes villes mais il sera nécessaire de porter des aliments sur certaines étapes.
Voici notre parcours. Attention les dates pour le test 2020 ne correspondent pas aux dates 2021. Il y a une petite semaine de décalage. 
Les rendez-vous du matin sont à 10h00 au lieu d’hébergement où l’on a dormi sauf si une autre indication est spécifiée.
Samedi 1 août 2020 – Rendez vous à l’entrée du Camping de la Plage, 109 Avenue Michel d’Ornano à Blonville-sur-Mer à 10h30. Marche de Blonville à Trouville  Camping du Chant des Oiseaux, 11 Route de Honfleur à Trouville 

Dimanche 2 août 2020 – Marche de Trouville à Honfleur Camping du phare, Boulevard Charles V à Honfleur

Lundi 3 août 2020 – Marche de Honfleur au Havre Hébergement à voir avec nous
Mardi 4 août 2020 – Rendez-vous devant la mairie du Havre à 10h00Marche du Havre à Hermeville Hébergement à voir avec nous    
Mercredi 5 août 2020 – Rendez-vous devant la mairie de Hermeville à 10h00
Marche de Hermeville à Fécamp
Camping de Reneville, Chemin de Nesmonds à Fécamp

Vendredi 7 août 2020 Marche de Fécamp à Veulettes sur Mer
Camping la Maison du Campeur, 8 rue de Greenock à Veulettes sur Mer

Samedi 8 août 2020 Marche de Veulettes sur Mer à Paluel puis à Cany Barville
Camping Le Clos des Charmilles, 15 route de Barville à Cany-Barville

Dimanche 9 août 2020 Marche de Cany-Barville à Flamanville (étape de 26km!)
Camping à la Ferme de Flamanville, 21 rue Verte à Flamanville (dans le 76!)

Lundi 10 août 2020 Marche de Flamanville à Roumare
Camping les Nénuphars, 765 route des deux tilleuls à Roumare

Mardi 11 août 2020 Marche de Roumare à Malaunay puis à Rouen
Hébergement à voir avec nous

Jeudi 13 août 2020 Rendez-vous à 10h00 devant la mairie de Rouen
Marche de Rouen à Igoville
Camping les Terrasses, 2 Rue de Rouen, à Igoville

Vendredi 14 août 2020 Marche d’Igoville à Louviers
Il se peut que certains points de rendez-vous changent légèrement, donc n’hésitez pas à nous faire signe si possible la veille si vous souhaitez nous joindre à nous, soit à l’adresse mail nucleaireenquestions@gmail.com soit en nous appelant au 06 08 43 46 11.

C’est parti !
La préparation de la grande marche Edition 2021 a débuté ce matin samedi 1er août 2020. Première petite étape Blonville-Trouville 7 km.
À Deauville, nous avons joué les stars de la transition énergétique sur les planches.
Sur le reste du parcours, nous avons fait deux belles rencontres.
Un cycliste avec un projet alternatif en Auvergne d’un village autonome basé sur la filière textile du chanvre.
Une trouvillaise inquiète de la montée des eaux à venir avec le réchauffement climatique et la disparition de crevettes grises sur la Côte Fleurie pour la pêche, révélatrice de l’érosion de la biodiversité à l’échelle planétaire.

Adhésion

Notre association Nucléaire en questions a pour objectif d’organiser une information sur la transition énergétique, et sa faisabilité d’ici 2050 en questionnant clairement la cohérence du modèle du nucléaire.

Notre méthode d’action est de mettre en lumière les associations qui agissent dans le domaine de la transition énergétique et/ou qui questionnent le nucléaire.

Outre l’organisation de la grande marche Édition 2018, nous avons organisé ou participé activement d’octobre 2018 à aujourd’hui à une quinzaine d’événements principalement sur le département du Calvados qui ont fait en sorte que la question du nucléaire reste visible tout au long de l’année. En particulier, les diverses marches sur le climat ont été ponctuées d’actions sur le nucléaire mettant en cause le discours comme quoi « le nucléaire serait compatible avec la transition énergétique ». 

Pour 2021, nous prévoyons l’organisation d’une nouvelle grande marche de la Hague à Paris qui sera axée sur le nucléaire et la transition énergétique avec pour but de mettre en lumière la faisabilité de la transition énergétique avec 100 % de renouvelable et l’urgence de sortir du nucléaire.

Pour cela nous avons besoin de votre aide dès maintenant. La cotisation n’est que de 5 euros et il nous est essentiel d’arriver à 50 adhésions d’ici décembre 2019 si nous voulons prétendre à l’appellation d’intérêt général. 

Votre aide nous est vraiment précieuse. Vous pouvez adhérer soit en ligne en complétant le formulaire ci-dessus soit par voie postale en imprimant le pdf ci-après et en nous l’envoyant à Nucléaire en Questions, 2 rue Thibout de la Fresnaye, 14000 Caen avec un chèque à l’ordre de Nucléaire en Questions.

Info ou intox…?

16 éléments de réponses à des objections pro-nucléaires populaires

(Des éoliennes dangereux pour les oiseaux à la sobriété énergétique en passant par la fusion)

Télécharger le document

Les 16 objections les plus fréquentes à la transition énergétique vers 100 % d’énergies renouvelables 

1. On ne peut pas se passer du nucléaire.

2.  On va être obligé de rouvrir des centrales au charbon comme en Allemagne.

3. Oui, mais les éoliennes blessent ou tuent des animaux (oiseaux, chauve-souris…) et perturbent la biodiversité.

4. On ne peut quand même pas avoir des éoliennes partout sur le territoire (Ça détruit le paysage et ce n’est pas esthétique).

5. Les grands parcs éoliens peuvent aussi participer à la destruction de parcs naturels ou participer à la destruction d’environnements.

6. Les panneaux photovoltaïques sont produits en Chine ce qui cause de la pollution (transport).

7. La France n’est pas capable de mener des projets d’énergie renouvelable (Réf : Projet d’hydrolienne au raz Blanchard dans la Manche).

8. Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques n’assurent pas une production d’énergie électrique constante

9. L’électricité ne peut être stockée d’où l’intérêt du nucléaire car la production peut être contrôlée en fonction de la consommation ce qui n’est pas le cas pour le renouvelable.

10. La fusion nucléaire, nucléaire de l’avenir, est propre et ne produit pas de déchets nucléaires.

11. Le nucléaire n’émet pas de Gaz à Effet de Serre (GES).

12. Les panneaux photovoltaïques et les éoliennes utilisent des terres rares

13. Ce qu’il faut, c’est diminuer la consommation d’électricité, et ça on en n’est pas capable.

14. Si on supprime le nucléaire, cela impliquera le chômage des salariés du nucléaire.

15. On exporte aujourd’hui notre électricité.

16. Il se peut que vous ayez une autre remarque. 

Lundi 25 mars arrivera à Caen un faux convoi symbolique de combustibles. Ce convoi est parti de Chinon le 23 mars pour arriver à Flamanville le 27 mars.
Ce lundi, allions le beau, le sérieux, le drôle et le fort pour dire Non à l’EPR

Pour l’étape Caennaise, deux événements sont prévus.
– A 16h30 Rassemblement place du théâtre 
Prises de parole
Chorégraphie d’arrêt du convoi – trois magnifiques spectacles de danse à ne pas manquer!
Chants

https://www.facebook.com/events/376181582970252

 A 20h30 – Conférence gesticulée de Johann Charvel
Le Bazarnaom, 65 rue des rosiers (Changement de lieu – Merci à cette salle de spectacle qui nous accueille au pied levé!)
‘Atomes Fourchus’ ou ‘Comment convaincre son tonton d’arrêter le nucléaire un jour de repas de famille?’
Prix libre

Agenda entier du convoi de Chinon à Flamanville

Voici le programme de ces quelques jours.

L’Atomik Tour arrive sera à Caen du 13 au 15 février.
http://atomik-tour.org

Venez-nous rejoindre sur une petit ou toute programme. Aussi, si vous souhaitez nous aider dans l’organisation, vous êtes évidemment les bienvenus. Aussi, n’hésitez pas à diffuser tant que vous le souhaitez.

Le 13 février à 12h30 – Repas partagé. Echanges, réflexions et bonne humeur.

Le 13 février à 17h00 – Temps de réflexion avec les associations militantes à La Demeurée, rue du jeu de Paume, St Contest

Le 13 février à 19h30 – Temps d’échange public à Tandem, 8 rue Nicolas Oresme, Caen
La France Nucléaire? Vous y tenez? Pourquoi?
Avec la présence de:
L’équipe de l’Atomik Tour
Vous qui souhaitez participer et questionner!
Pierre Barbey, Vice président et conseiller scientifique de l’ACRO
Caroline Amiel, Conseillère Régionale siégeant dans les CLI de l’ANDRA et d’Orano La Hague
L’occasion d’un échange sur le nucléaire en France et les enjeux en questions. Quel que soit votre point de vue, ou même si vous n’avez pas d’opinion sur le sujet, venez échanger.
https://www.facebook.com/events/472505579949897

Le 14 février de 14h à 18h – Ateliers à l’espace convergence, 5 rue des Marais, Caen
Atelier sur le nucléaire – Comment en parler?
https://www.facebook.com/events/768011390236216

Le 15 février de 9h à 13h – Echanges de paroles sur le marché des fossés St Julien
12h – Représentation dansée sur la place St Sauveur

Le 15 février à 19h – Repas partagé. Echanges, réflexions et bonne humeur et des idées pour la suite.

Si vous souhaitez vous joindre à nous pour les repas partagés, envoyez-nous un mail sur nucleaireenquestions@gmail.com.

En espérant que vous pourrez nous rejoindre.

 

Et si les milliards d’euros destinés au nucléaire allaient plutôt vers plus de justice?

La hausse des taxes sur les carburants a eu très vite fait d’opposer les politiques sociales et écologiques.

Toutefois, l’urgence climatique et les dangers dus aux pollutions atmosphériques sont bien réels. Certains nous disent qu’on ne peut attendre de quelqu’un ou de quelqu’une qui a des fins de mois difficiles de penser aux enjeux écologiques.

Nous savons ce que c’est que de vivre avec moins d’un SMIC, avec le RSA, ou avec une petite retraite … et de tomber entre toutes les mailles des filets de la précarité. Opposer les fins de mois et la fin du monde n’a aucun sens. Seule demeure la nécessité de ne pas sous-estimer les besoins vitaux de ceux qui sont en précarité énergétique.

Notre association se penche en particulier sur les questions liées au nucléaire et à la transition énergétique. Si certaines aberrations existent dans ce pays en termes de justice fiscale, il en est d’autres dans un autre domaine, celui du nucléaire qui, en France, tient presque de la religion d’Etat.

L’énergie nucléaire crée des déchets qui polluent nos terres et nos rivières pendant des milliers d’années.
Au moins une vingtaine de réacteurs vont être amenés à fonctionner alors qu’ils auront plus d’une cinquantaine d’années (certaines parties non remplaçables de ces centrales ne sont pas faites pour durer plus d’une quarantaine d’années). De plus, les combustibles nucléaires s’amoncellent au point où d’ici une dizaine d’années, les piscines d’entreposage seront saturées. Il est urgent de changer de système.

S’il est décidé de réhabiliter ou de créer de nouveaux réacteurs, ce sont des centaines de milliards d’euros qui devront être réinvestis dans cette énergie, des centaines de milliards d’euros qui ne seront pas investis dans la transition énergétique et l’aide aux plus précaires. Ce sont alors des centaines de milliers d’emplois qui ne seront pas créés dans le secteur de la transition écologique, ceci alors que le nucléaire ne crée en comparaison que peu d’emplois.

Il n’y a pas de justice sociale sans justice énergétique.

Il y a urgence à aller de l’avant dans la transition énergétique mais cela ne doit pas se faire en laissant sur le bas-côté les plus fragiles d’entre nous ou ceux qui travaillent aujourd’hui dans le nucléaire. Il est urgent de créer d’autres emplois, d’aider celles et ceux qui sont en précarité énergétique.

L’absence d’une politique énergétique efficace en cohérence avec une politique d’accompagnement social, coûte cher à tous et notamment aux plus fragiles : des logements non rénovés, des véhicules gloutons en énergie, …

La transition énergétique doit se faire avec les gilets jaunes et tous ceux qui sont au bord du chemin, ou ne se fera pas et comme elle devra se faire, elle doit se faire avec les gilets jaunes.

Le nucléaire ne sauvera pas le climat. Le nucléaire, religion d’état, s’oppose à la justice sociale.

Pendant ce périple, Bruno à bord de sa cuisine bus nous a préparé des repas bios végétariens chaque midi, et chaque soir. Pas de petits creux, pas de baisse de régime. Merci Bruno.

Nous avons pu donner notre lettre à la député Barbara Pompili, présidente de la commission au développement durable.

 

 

Chers députés de la République Française,

En 32 jours, nous avons parcouru plus de 500 kilomètres à pied de La Hague à Paris. De Courtonne la Meurdrac aux Andelys, de la salle des fêtes de Siouville jusque dans la rue à Magny en Vexin, nous avons discuté en détail avec plus de 1000 citoyens sur le sujet du nucléaire.

Nous avons aussi eu le bonheur d’accueillir des conférenciers qui ont répondu à nos questions avec précision en évitant les raccourcis les plus faciles. Toutes ces conférences seront bientôt mises en ligne.
Si nous devions résumer ce que nous avons appris, nous le ferions en quatre points:
1. La transparence sur le nucléaire, sous couvert de secret d’état est largement en deça de ce qui est nécessaire. Même les élus sont mis à l’écart. Une désinformation se crée de cette opacité.
Cela concerne
– les pollutions aux abords des installations et leurs impacts
– les transports de matières radioactives
– les déchets
– la sûreté et la sécurité
– les suites de Fukushima et de Tchernobyl
– les coûts réels du nucléaire
– les liens d’influence au niveau des administrations territoriales et d’état, y compris les liens entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire
– la destabilisation, pouvant aller jusqu’à l’intimidation voire la criminalisation de certains militants, et le manque de subventions des associations indépendantes représentant le public
– les enquêtes publiques menées avec des hypothèses de départ biaisées
– les tentatives de destabilisation du secteur des énergies renouvelables.
2. La question des déchets est très largement sous-estimée. La question de Bure ne représente que la partie visible de l’iceberg.
Alors qu’un débat public est sur le point d’avoir lieu, le manque total de transparence et les liens d’influence cités plus tôt ne permettent pas de croire en l’impartialité de ce débat.
Cette question est transversale et touche aux sujets suivants:
– Le devenir de l’usine de retraitement de La Hague et les liens avec le nucléaire militaire
– La réalité du devenir des matières radioactives valorisables
– Les transports de matières radioactives
– Leur devenir et les pollutions qui en découlent
– La sécurité et la sûreté pendant des milliers d’années des sites de stockage et d’entreposage
– Les transactions internationales en déchets nucléaires et les créations de zones de déchets dans certains pays
– Les coûts du nucléaire.
3. Plus personne ne croit au nucléaire comme une source d’énergie qui a de l’avenir. Il ne s’agit pour toutes les personnes que l’on a pu croiser que de savoir par quoi le nucléaire peut être remplacé et dans quel espace temps. Cela touche aux éléments suivants:
– Une programmation pluri-annuelle de l’énergie qui ne soit pas biaisée vers un prolongement artificiel du nucléaire
– Les aides aux entreprises françaises qui travaillent dans ce secteur
– La décentralisation de l’électricité
– La création de mix énergétiques locaux qui soient autosuffisants
– L’autoconsommation collective
– Une information fiable sur les sujets des pollutions induites, des ressources nécessaires et du stockage d’électricité.
4. La bombe atomique est une bombe qui n’a aucune utilité militaire à l’heure où la mort de civils dans les zones de conflit est tant que possible évitée.
L’ICAN, prix Nobel 2017 de la paix, a mis en avant une campagne pour un traité d’abolition des armes nucléaires. Nous avons du mal à croire que cette arme induit autre chose pour notre défense qu’un manque de financement vers d’autres pans de notre politique de défense nationale. La France aura-t-elle le courage d’être le premier pays détenteur de l’arme nucléaire à signer ce traité?
Nous espérons que vous puissiez être sur ces sujets qui pèseront sur nos terres pendant des milliers d’années attentifs à nos préoccupations,
Nucléaire en Questions